Deux enfants jouent, deux amants s’enlacent, deux vieillards se promènent… l’histoire d’une vie ponctuée d’amour et de passion, de rire et de joie entre deux êtres qui se sont toujours aimés
Ils avaient enfin trouvé l’eau.
Le petit garçon commençait à extraire de sa main le sable mouillé, et à l’entasser autour du trou. La petite fille, sa camarade de jeux, prenait ce sable et le tassait contre les murs du château de sable qu’ils étaient en train de construire sur cette plage de la côte basque à Biarritz.
Parfois une vague un peu plus puissante que les autres, venait effleurer leur construction, suscitant chez eux une crainte de voir leur château s’écrouler.
Les enfants réparaient rapidement les petits dégâts subis et renforçaient les défenses pour protéger leur chef d’oeuvre.
La Grande Plage de Biarritz n’était pas trop fréquentée en ce début de matinée. D’autres enfants jouaient un peu plus loin au ballon représentant une autre menace pour la construction du château de sable…
S’ils viennent démolir notre château avec leur ballon, je leur donne un coup de poing, dit le petit garçon devant la petite fille admirative.
Arrangeant ses cheveux derrière ses oreilles, la petite fille continuait à construire une des tours du château.
C’est à ce moment là qu’une vague un peu plus grosse arriva jusqu’à eux…
…. arrivait jusqu’à eux et les caressait, les effleurait.
L’homme et la femme, nus sur le lit, s’enlaçaient tendrement, une brise tiède entrait par la fenêtre ouverte.
A la lueur de la nuit claire qui éclairait leur corps jeunes et sveltes, le claquement des vagues de l’océan tout proche arrivait jusqu’à eux, les caressait, les effleurait.
La main de l’homme parcourait le dos bronzé et doux de sa partenaire, en l’effleurant, une caresse délicate mais chargée de désir et d’amour.
Il descendait le long de sa colonne vertébrale, sollicitant cette zone sensible du bas du dos, arrivant jusqu’à ces fesses pour redescendre sur ces cuisses. Elle impatiente, s’abandonnait à son partenaire sous les draps blancs parcourue qu’elle était de frissons et de soupires languissant d’amour et de plaisir.
D’un doigt délicat et agile, il pénétrait son vagin, avec des mouvements circulaires, délicieux dans cette chatte excitée et toute ouverte à lui. D’une légère pression qu’il exerçait de ses doigts, il stimulait son désir, lui donnant un avant goût de tout ce qui allait suivre.
Calmement, comme elle l’aimait tant, il arriverait à la faire jouir de plaisir, à rendre chaque partie de son corps réceptive à ses caresses.
Doucement, tout doucement…
Doucement, tout doucement… c’était désormais l’allure à laquelle ils avançaient tout deux.
Les deux vieux amants marchaient chaque matin sur le bord de mer, en partant du port de Biarritz. Lui s’aidait d’une canne, le dos courbé, le pas incertain. Elle prenait appui en se tenant à son bras, tendrement, toujours à ses côtés, souriante et sereine.
Ils poursuivaient paisiblement leur promenade humant le doux parfum iodé de l’océan, obstinément ils continuaient…
Obstinément ils continuaient…et réparaient les dégâts que cette maudite vague avait fait subir à leur château de sable.
- Je te l’avais bien dit qu’il fallait le construire plus loin, dit la petite fille, le visage rougi et en sueur.
- Et oui, comme ça on allait trouver l’eau demain… répondit le garçonnet…
En silence, pestant contre cette vague, ils continuaient leur construction de sable.
Lui, l’observait d’un œil, espérant qu’elle n’allait pas se mettre à pleurer…
… pleurer. Le plaisir qu’il lui donnait était si intense qu’elle pourrait se mettre à pleurer de joie. Elle s’était assise sur le lit, le regardait droit dans les yeux, lisant dans ce regard l’attente et le désir profond.
Le poussant de ses mains posées sur son torse musclé, elle l’avait fait se coucher, admirant ce pénis en érection.
S’agenouillant entre ses jambes, elle l’avait pris entre ses lèvres et le parcourait de sa langue. De sa main, elle retirait la peau, et enfouit son pénis dans sa bouche. Elle le faisait glisser, aller et venir d’un mouvement délicat et rythmé, elle le savourait avec amour, ses longs cheveux bruns venant caresser ses testicules.
L’homme les mains croisées derrière la nuque, s’était abandonné à cette bouche veloutée et chaude…
…chaude comme cette journée d’été.
Sans doute la journée la plus chaude depuis longtemps.
La promenade des vieux époux se poursuivait péniblement, avec de fréquentes haltes pour reprendre leur souffle.
Ils s’arrêtèrent tout deux pour voir une petite fille faire du vélo. Ils se souriaient heureux.
La canne posée en avant, leurs jambes fatiguées suivaient, un pas derrière l’autre.
Ce serait bientôt l’heure de faire demi tour pour repartir en arrière.
…en arrière. La énième vague repartait en arrière épargnant le fragile château.
Les deux bambins étaient fatigués de reconstruire à chaque fois ce château qui s’écroulait peu à peu.
Elle regardait en direction du rocher cinquante mètres plus loin.
Lui au contraire regardait en direction de la mer, il avait envie de s’y baigner.
- On fait la course, dit-elle, déjà debout prête à partir !
- D’accord, répondit le garçonnet en se levant et en se frottant les mains. On court jusqu’à épuisement… C’était son jeu préféré.
…jusqu’à épuisement, elle aimait le mener jusque là. Elle qui devenait alors la maîtresse de son corps et de ses sensations dans ce grand lit blanc.
Elle continuait à le sucer inlassablement, d’une main elle massait ses testicules, de son doigt elle lui caressait l’anus.
Il était sur le point d’exploser, elle le sentait.
Elle sentait son pénis se gonfler entre ses lèvres, ses testicules durs, prêts à sécréter le sperme chaud. Elle savait qu’elle le torturait mais c’était de plaisir.
Rapidement, elle était montée sur lui, mettant la pointe de son pénis en direction de son vagin, avant de se l’enfiler au fond, tout au fond.
Elle avait senti ses mains puissantes lui saisir les fesses, la guider dans un va-et-vient de plus en plus rapide.
Mille sensations avaient explosé dans sa tête, comme un gigantesque feu d’artifice.
Elle avait pris ses seins entre ses mains, les offrant à la bouche de son amant : ses mamelons furent bien vite mouillés de salive et de sueur…
… sueur.
Assis sur un banc, d’un grand mouchoir blanc, le vieil homme essuyait la sueur qui envahissait son visage.
Les deux époux se reposaient un instant avant de reprendre le chemin de la maison.
La vieille femme regardait vers l’océan. Elle était fatiguée elle aussi.
Elle regardait vers la plage, en direction du rocher…
Le rocher…
- Allez on va jusqu’au rocher, on le touche et on revient cria le garçonnet.
- OK, et celui qui perd achète les glaces d’accord ?
Ils se regardèrent dans les yeux, d’un regard intense et candide que seuls deux enfants de 9 ans peuvent se lancer.
Ils courraient vers le rocher.
Les pieds frappaient rapidement le sable, le souffle devenait plus court, ils courraient à toute vitesse sur cette plage de Biarritz.
Ils touchèrent le rocher en même temps et reprirent la course vers le point de départ. Le garçonnet gagna d’une courte distance.
Ereintés, ils se jetèrent sur le sable.
- Tu as perdu Eva, comme d’habitude…
- Souviens toi, Nico, l’autre jour c’est moi qui ai gagné, ne fait pas semblant d’avoir oublié…
- C’est à cause du bout de bois que l’océan avait apporté sur la plage et que j’ai dû éviter…sinon…
- mauvaise excuse, tu avais perdu, c’est tout ! rétorqua la fillette.
Eva courut en direction de l’océan et se jeta à l’eau. Nico la suivit.
Ils s’éclaboussèrent riant de bonheur et d’excitation…
… bonheur et excitation, les deux jeunes amants roulaient maintenant sur le lit.
L’homme bloquait la jeune femme dans ses bras, la couvrait de baisers langoureux.
Ils se regardaient dans les yeux, de ce regard chargé d’amour et de passion que seul deux amants savent s’offrir.
- Tu es fatigué, hein ? lui dit-elle avec un regard malicieux
- Qui ? Moi ? plutôt toi oui !
- Moi ? Alors je te lance un défi, demain matin, tôt, nous allons courir sur la plage. On passe vers le rocher et on continue plus loin pour revenir ensuite vers la maison. Tu ne vas pas réussir à me suivre, Nico !
- C’est ce que tu crois ! Et celui qui perd offre les glaces … !
Eva rayonnant de joie éclata de rire, l’embrassant, se serrant contre lui…
Et la passion les envahit de nouveau.
Nico l’avait retournée sur le ventre, embrassait le creux de ses reins, il lui écarta les cuisses avant de la pénétrer à nouveau.
Eva gémissait, soumise, une vague de plaisir montait en elle.
Il la fit à nouveau atteindre un orgasme renversant et merveilleux…
…merveilleux. Que c’était merveilleux de regarder ce rocher de leur enfance.
Tant de souvenirs se bousculaient dans la tête d’Eva. Elle se retourna vers son mari. Ils se regardèrent longuement dans les yeux, de ce regard tendre et profond que seul deux vieillards savent s’échanger.
- Toi aussi tu repenses à nos jeux sur la plage, Nico ?
- Et comment ne pas y penser ma douce et tendre Eva. Cela fait partie de notre vie, tout comme ce rocher.
En silence, ils se levèrent du banc s’aidant de la canne.
- Eva, on prend une petite glace sur le chemin du retour ?
- Volontiers, répondit-elle, mais c’est toi qui paie… tu as souvent perdu lorsque l’on faisait la course et tu as toujours trouvé des excuses pour ne pas payer…. !
- Moi, j’ai perdu ? mais quand ça ?
- Oh, combien de fois, mon amour, tant de fois… !
Ils riaient. Leurs rides avaient envahi leur visage que l’amour et la joie habitaient à jamais. Ils riaient comme quand ils étaient enfants, lorsqu’ils jouaient sur le sable, ils riaient comme quand ils étaient amants lors de ces longues nuits passées à s’aimer sur ce grand lit blanc.
Fin…